Auteur Sujet: H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)  (Lu 6952 fois)

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Bonjour à tous !  :)

Comme envisagé dans un autre fil, voici un sujet spécifique au montage - en cours - de la 120T "Marcel Jolly Modélisme" : l'idée n'est en aucun cas de se "substituer"  à la notice ni aux (indispensables !!!) "tutoriels" consultables sur le site de l'artisan, mais plutôt de montrer un exemple de "chronologie" du montage et de la peinture du châssis... qui m'a parfois un peu manqué :-\ lors de l'assemblage de mon propre exemplaire. Cet ordre de montage ne prétend d'ailleurs pas être le plus judicieux, on verra que j'aurais parfois pu faire plus simple ou plus rapide et éviter certains "premontages/démontages/remontages" ::) : cela aidera éventuellement le lecteur à définir son propre "processus"...

Dans certains cas je me suis délibérément (!) écarté des instructions de Marcel Jolly : là encore, je ne prétends pas proposer "mieux" que l'artisan mais plutôt montrer comment j'ai parfois contourné la difficulté (où du moins, ce que JE percevais comme une difficulté) : à chacun de voir quelle méthode (l'officielle, ou l'officieuse...) lui conviendra le mieux ! ;)

Mais place aux images... et à quelques commentaires :


1ère partie :


1.1 - le montage des premiers "sous-ensembles" :

12408-0

On peut voir ci-dessus :
- la structure (très fine et "aérée" !) du châssis, formée de ses longerons et entretoises, sur lesquels sont rapportés les cylindres. Ces derniers sont simplement collés à l'époxy dans leur enveloppe supérieure en laiton photogravé/plié (qui s'y prête parfaitement) car je n'aime pas souder les pièces "massives"...
- les "boites d'essieu" (attention à ne pas "ovaliser" les bagues lors du repliement des "enveloppes" en photogravure)...
- le motoréducteur en cours d'assemblage (l'axe reliant les deux "étages" n'est pas encore recoupé)...
- le bissel AV (terminé), pour lequel Marcel Jolly a tout récemment ajouté quelques conseils de montage sur son site...


1.2 - Gros plan sur le motoréducteur de marque "High Level", qui m'a réservé une petite surprise : étrangement, j'ai dû réduire en largeur une bague + le pignon intermédiaire en plastique pour tenir dans la largeur allouée :

12410-1
 
Une fois ainsi "corrigé", le fonctionnement de l'ensemble est impeccable. Le pignon "moteur" (au premier plan) sera monté "flottant" sur l'axe d'essieu Lors de l'installation définitive de l'essieu AR sur le châssis, puis collé sur l'axe par un point de cyanolit... après tout les essais "en toue libre" nécessaires, bien sûr !


1.3 - après soudure des "glissières" AR  à l'intérieur des longerons, installation provisoire du motoréducteur dans le châssis :

12412-2

Un ajustage très soigneux est nécessaire pour assurer une rotation "à frottement doux" du "hornblock" (ou de l'essieu, c'est pareil) dans l'ensemble motoréducteur/châssis/glissières intérieures/boîtes d'essieux.

À l'issue de cet ajustage dont dépendra toute la liberté de mouvement de l'essieu AR , on peut alors :
- bloquer (à la cyano) "l'angle" d'articulation entre les deux "étages" du réducteur,
- retourner et araser (côté intérieur) les deux "boites d'essieu" AR.


1.4 - Une vue du motoréducteur redéposé, avec les éléments ajustés :

12414-3

On remarquera que pendant que le motoréducteur était installé, les "glissières" intérieures des "boîtes d'essieu" AV ont été mises en place et soudées.


1.5 - montage "à blanc" avec les deux essieux (et le bissel AV) en place :

12416-4

NB : je n'ai pas photographié la délicate mise en place des deux "hornblocks" (se reporter au dessin de la notice, très explicite) pour assurer le calage longitudinal des deux "glissières" intérieures AV,  mais il s'est avéré que... la précision des pièces photogravées (longerons et glissières) est telle (bravo, Marcel ! ;)) que lesdites glissières sont venues d'elles-mêmes s'ajuster parfaitement dans l'axe des découpes correspondantes du longeron (ce qui est d'ailleurs indispensable pour l'installation des "boites d'essieu" AV !) : sur mon modèle, la phase "hornblocks" s'est donc plus apparentée à une vérification qu'à un ajustage...


(à suivre...)
« Modifié: 19 octobre 2017, 06:30 par malletslm »
Jean Michel

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #1 le: 19 octobre 2017, 05:08 »
2ème partie :

Le châssis étant bien avancé, il est temps de se pencher sur l'embiellage :

- La confection des bielles, composées chacunes de deux éléments symétriques en laiton mince soudés dans le sens de l'épaisseur, est parfaitement expliquée par l'artisan dans les "tutoriels" consultables sur son site. Souvent, je ne me suis même pas servi de petits forets pour "l'alignement" des faces comme conseillé : sous la lampe loupe et avec une petite pince AMF87 pour bien les plaquer l'une contre l'autre, un simple ajustage "visuel" m'a suffit...  :)

- Idem pour la confection de la contre-manivelle (et de son "articulation" avec la bielle de commande de coulisse) ainsi que la coulisse elle-même, qui ne m'ont pas posé de problème particulier (malgré leur conception inhabituelle pour moi ! :-\ ), en suivant bien la notice et les tutoriels.


Je m'attarderai donc simplement sur deux points particuliers :


2.1 - la confection de la crosse de piston :

Pour cette très originale crosse dont la conception s'apparente à un "origami" :o de laiton (dont la finalité est de permettre l'insertion de la bielle motrice DANS le "corps" de la pièce et non en "applique" de celle-ci) la notice et les tutoriels prescrivent :
- de plier d'abord la crosse, sans la drégrapper...
- ... puis d'y insérer et souder la tige de piston.

Autant l'avouer : ma tentative de pliage de la première crosse (une étape que je redoutais particulièrement !) a lamentablement échoué ::) , m'obligeant à la "reconstruire"... "autour" de la tige de piston préalablement soudée !


Voilà pourquoi, pour la seconde crosse, j'ai procédé directement en "intégrant" le soudage de la tige (ce que Marcel déconseille pourtant ! :) ) :

a) après avoir effectué les deux premiers pliages (à 180° pour le support de  + à 90° pour la face extérieure de la crosse), le tout est fixé sur une planchette de bois et la tige est soudée en place, crosse "ouverte" :

12418-0
 
b) Finir ensuite de plier la 2ème face. Cette opération (celle la même que j'avais ratée "à vide" sur la première crosse ! :-\ ) est grandement facilitée par la présence de la tige soudée, qui "solidifie" fortement la très étroite face "frontale" :

12420-1
 
c) ensuite, une épingle de couturière insérée perpendiculairement (la forme de la crosse s'y prête idéalement !) sert de "guide" pour le pilage des "coulisseaux" haut et bas : la encore, du fait de la grande rigidité induite par la tige soudée, cette opération se fait très facilement : je ne sais toujours pas comment j'y serais parvenu sans la soudure préalable de la tige... : ::)

12422-2

d) et voilà ! la crosse ainsi façonnée est une très jolie pièce de finesse comparable (sinon supérieure !) à une pièce moulée, qui s'insère et coulisse parfaitement dans sa glissière sans le moindre ajustage : :)

12424-3

J'ai ensuite installé la bielle motrice aisément en soudant la petit "clou-pivot" sur la face extérieure de la crosse, dont l'excédent de longueur à été soigneusement arasé (sans souder) du côté intérieur.


2.2 - assemblage des sous-ensembles de l'embiellage :

Le soudage (par une microgoutte de soudure apposée à l'aide de la pointe la plus fine de ma station de soudure) des minuscules "clous" de 0,5 mm de diamètre constituant les axes n'a pas tant été mon problème principal (même si c'était la première fois que j'affrontais ce type d'assemblage... ::) ) que l'installation des "protections provisoires" (en papier à cigarette) et le "prémontage" + maintien des pièces en prévision de la soudure proprement dite.

À ces fins, et comme je l'ai fait dès mon premier kits "vapeur" (qui était une Weinert à embiellage "riveté") j'ai utilisé du papier adhésif de masquage :


a) xemple d'assemblage avant soudure de la coulisse sur sa bielle :

12426-4
 
b) le même assemblage après soudure et coupure de l'excédent du "clou" en laiton de 0,5 mm (il ne reste plus qu'à enlever le papier à cigarette) :

12428-5
 
c) les 2 "sous-ensembles" et la bielle d'accouplement de chaque embiellage (G/D), terminés. Mon petit bonhomme Preiser n'en finit plus de se gratter le menton : on dirait un archéologue devant le squelette de "l'Homo Coureusis"...  :D

12430-6
 
Arrivé à ce stade, je me suis alors rendu compte que... la teinte "laiton" de ces embiellages n'allait pas du tout s'accorder avec les autres machines de ma collection ::) : comme je ne souhaitais pas non plus les brunir, j'ai procédé avec précaution à un étamage léger de toutes les faces  "visibles" de chaque bielle, en faisant bien attention de ne pas dessouder (ou pire : souder...) les articulations.

J'aurais gagné du temps en étamant les pièces préalablement leur assemblage ! à prévoir, donc (= étamage systématique de toutes les faces de bielles) pour ceux qui veulent un aspect "blanc " semblable au maillechort... ;)


(à suivre...)
« Modifié: 19 octobre 2017, 05:22 par malletslm »
Jean Michel

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #2 le: 19 octobre 2017, 06:59 »
Bonjour Jean-Michel,

Excellent travail et très didactique, bravo !

Pour l'embiellage, tu as aussi l'étamage à froid comme pour les circuits imprimés, ou mieux encore le nickelage de l'embiellage...C'est moins compliqué que cela n'y paraiit, Bernard pourrait t'en dire plus...il le pratique régulièrement...On trouve des kits d'étamage chez Conrad en autres pour pas cher... ;)

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Re : Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #3 le: 19 octobre 2017, 12:24 »

....une épingle de couturière insérée perpendiculairement (la forme de la crosse s'y prête idéalement !) sert de "guide" pour le pilage des "coulisseaux....


L'épingle permet de réaliser pleinement la petite taille des pièces et la minutie du travail réalisé !
Bernard Marchand
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Re : Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #4 le: 19 octobre 2017, 13:42 »
2ème partie :

Le châssis étant bien avancé, il est temps de se pencher sur l'embiellage :


(à suivre...)

Ca donne envie ! Vivement la suite  :P

Supermalletslm est aussi doué pour les montages que pour les tutos  ;)
Gérard Golly

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #5 le: 19 octobre 2017, 17:56 »
Tes photos me rappelle comment tout est riquiqui en HOm ::) Bravo

Pour les axes de distribution, sans clous ni rivets, il est aussi possible d'utiliser du fil, le souder sur l'extérieur, et le mater avec une pince adaptée sur l'intérieur ;)

j'attends aussi l'épisode 3 :)
à bientôt,
Yvan
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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #6 le: 19 octobre 2017, 19:22 »
Bonsoir et merci Franck, Bernard, Gérard et Yvan !  :)


(...) Pour l'embiellage, tu as aussi l'étamage à froid comme pour les circuits imprimés, ou mieux encore le nickelage de l'embiellage...(...)...On trouve des kits d'étamage chez Conrad en autres pour pas cher... ;)

Je note soigneusement ces trois "pistes" susceptibles de me servir sur des kits ultérieurs ;) , d'autant que je désire impérativement cet aspect "blanc" sur lequel, éventuellement, je pourrai pratiquer ultérieurement une patine au feutre Woodland Scenics comme conseillé par Bruno Duchesne sur le fil "Gecomodel"...


(...) L'épingle permet de réaliser pleinement la petite taille des pièces et la minutie du travail réalisé !

Je ne remercierai jamais assez l'inventeur - inconnu !  ::) - de la lampe-loupe ! le plus grand "moment" de ce kit reste la mise en place - avant soudure - des minuscules "clous" de 0,5 mm de diamètre et... 3mm de long (!) dont on verra toutefois plus loin que j'ai effrontément "contourné" l'utilisation de 2 exemplaires, sur les 12 théoriquement nécessaires...  ;)


(...) Ca donne envie ! Vivement la suite  :P ...

Le montage est en "standby" depuis une semaine très exactement, un peu "happé" par mes occupations professionnelles et la visite au RAMMA de dimanche. Mais une fois la petite "rétrospective" du châssis écrite, il me tarde déjà aussi de me pencher sur la caisse...  ;)


(...) Pour les axes de distribution, sans clous ni rivets, il est aussi possible d'utiliser du fil, le souder sur l'extérieur, et le mater avec une pince adaptée sur l'intérieur ;) ...

J'y ai songé ;) mais une particularité de ce kit est que, Marcel Jolly n'ayant pas "surécarté" les cylindres, un montage extrêmement "serré" dans le plan vertical est nécéssaire : non seulement une simple coupe à la pince risque de ne pas être assez "aplatie" au dos des bielles, mais encore une oscillation du "petit mouvement" pourrait bien provoquer des "entrechocs" indésirables...


En attendant la reprise des travaux (sur la caisse...), à tout bientôt pour "l'épisode 3" du châssis !
Jean Michel

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #7 le: 19 octobre 2017, 21:19 »
Bonsoir à tous ! la suite, comme promis...  :)


3ème partie :

3.1 - Retour sur le châssis pour l'installation des chasse-pierre AV/AR et de la tringlerie de frein. À ce stade j'ai pris sans m'en rendre compte (!) une option déterminante pour la suite du montage en installant immédiatement les deux tringles longitudinales "basses", qui une fois posées interdiront toute pose/extraction de l'essieu AV "par le dessous" comme le préconise Marcel à divers stades du montage : en fait, cette option n'a rien de rédhibitoire mais elle "conditionnera" un peu la suite des travaux, en imposant une introduction "latérale" de l'essieu AV... comme il faut le faire de toutes façons à l'AR ! ;)

12453-0

À noter que j'ai systématiquement substitué du fil de maillechort (auquel m'ont habitué les kits "Trains d'Antan" !) au fil de laiton fourni par l'artisan, car j'en préfère la rigidité très supérieure. La seule exception à cette règle concernera les petites "brides" de maintien sous l'essieu AV (voir plus bas) pour le façonnage desquelles, justement, la plus grande souplesse du laiton est préférable.


3.2 - nouveau montage "à blanc" pour juger de l'avancement des travaux. On voit que les "manetons" (constitués par des vis, voir le tutoriel de l'artisan) et les contrepoids ont été posés sur les roues.

12455-1

Par observation avant collage des fonds de cylindres AV, les tiges de piston doivent être raccoucies à une cote 11,5 mm (mini) à 12 mm (maxi) prise depuis la face avant de la crosse. À ma demande, Marcel s'était livré à un calcul théorique donnant un résultat de... 11,6 mm !  ;)


3.3 - ensuite de quoi, je décide de passer une couche d'apprêt sur le châssis...

12457-2

... puis d'entrer dans le "vif du sujet" en testant la pose des essieux (y compris les "brides" inférieures à l'AV) reliés par les bielles d'accouplement, autre point important qui va conditionner la bonne marche de la machine :

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Sur mon modèle, la parfaite "coordination" des deux essieux ne s'est pas faite du premier coup : il a fallu quelques coups de lime par-ci-par-là, ponctués de "rodages" à la main sur mon plan de travail en prenant soin de faire partir le "mouvement" depuis l'essieu arrière (sur mon modèle, toute tentative d'action par l'essieu AV "oscillant" entraînait, sans surprise, des points durs...) : moyennant quoi je suis assez facilement arrivé à un roulement souple, le châssis consentant même à faire quelques centimètres "sur l'erre" avec un peu d'élan :) . Je rappelle qu'à ce stade, le pignon en laiton du réducteur est naturellement laissé "fou" sur l'essieu AR, il n'est d'ailleurs pas impératif de le mettre en place pour ces essais "à vide".

On notera sur la photo que j'ai soigneusement repéré par une touche de couleur la position G/D des "boîtes d'essieu" AV/AR, afin de ne pas perdre le bénéfice de cet ajustage, lors du remontage, après peinture : ça m'a été utile, mais à la réflexion il m'apparaît évident que j'aurais gagné du temps en peignant mon châssis en noir avant de faire cet ajustage ;) , m'épargnant ainsi un démontage/remontage des essieux accouplés et réglés !


3.4 - à ce stade, j'ai aussi procédé au "façonnage" du tablier afin d'en contrôler l'encastrement sur le châssis : là encore, tout s'emboîte parfaitement, encore bravo à l'artisan pour la précision des photodécoupes ! :P

12461-4
 
Seule petite faute d'inattention de ma part, j'ai soudé l'écrou arrière sur la tablier alors qu'il devra l'être sur le "plancher" d'abri qui s'y superposera : ça n'est heureusement pas grave, cela facilite le montage provisoire et  ce sera facile à dessouder le moment venu... ::)

En l'état, cette pose provisoire du tablier m'a beaucoup facilité la manipulation du châssis pour le rodage "à blanc" de l'accouplement des essieux !


(à suivre...)
« Modifié: 19 octobre 2017, 22:36 par malletslm »
Jean Michel

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #8 le: 20 octobre 2017, 18:37 »
Depuis le début un détail me turlupine; L'espace entre les roues motrices me parait bien aéré.

Du coup en cherchant un peu j'ai retrouvé la photo d'une machine de la SE Allier.
Peut être que je me trompe, ou que j'anticipe, ou que les machines RB construites par deux usines différentes n'étaient pas semblables; mais il me semble que les longerons à cet endroit étaient pleins, à moins que ce ne soit le bas du foyer qui remplisse cet espace ?

à bientôt,
Yvan
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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #9 le: 20 octobre 2017, 19:30 »
Bonsoir Yvan ! pour cette "transparence" à travers les longerons, j'ai bien peur que tu aies raison...  :-\

En effet, je me suis reporté au plan à l'échelle du 1/43 paru dans le n°356 (décembre 1974) de Loco-Revue, dont il est fort possible qu'il ait servi (entre autres ?) à Marcel Jolly pour l'étude du kit. Hors, si la vue latérale montre bien ce qui semble être des longerons "évidés" derrière les roues...

12473-0

... la vue en coupe au niveau du foyer "Belpaire" est catégorique : à son point le plus bas, le cendrier descendait manifestement... au moins au niveau des axes d'essieux !  :o




Mais bon : j'ai l'impression qu'il va falloir être drôlement persuasif pour me convaincre de rajouter ce cendrier entre les longerons du modèle réduit. Et de toutes façons, j'ai d'abord une caisse à essembler et peindre...  :D

Plus tard peut-être, quand je me serai lassé de regarder à travers le châssis ?  ;)



PS : dans un autre registre, je ne résiste pas à l'envie de vous expliquer pourquoi j'avais précisément ce n° 356 dans la petite "bibliothèque sélective" que j'ai toujours à portée de main : dans ce numéro, outre le plan ci-dessus, il y avait un article de Clive Lamming décrivant l'aménagement... d'un tronçon de voies "imbriquées" H0/H0e sur l'un de ces réseaux rudimentaires - mais bourrés d'originalité ! - dont il avait le secret. Quelqu'un se souvient-il de ça ?  :)

J'avais pour ma part tout juste 13 ans quand je l'ai lu (mon papa achetait LR tous les mois !) et cet article, bien qu'assez bref (4 pages) et sommairement illustré, m'a énormément marqué et fait partie de mes "fondamentaux" en train miniature...  :P
« Modifié: 20 octobre 2017, 19:48 par malletslm »
Jean Michel

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #10 le: 20 octobre 2017, 22:23 »
Bonjour à tous, je me permet d'intervenir sur cette question du cendrier : en effet, sur ce détail d'une rare photo de la machine de profil, on distingue parfaitement celui-ci :


La difficulté d'intégrer la transmission était telle que je n'ai pas pu résoudre ce problème. J'ai donc choisi ce qui, à mes yeux, servait le mieux l'esthétique de la loco.
Marcel Jolly
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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #11 le: 20 octobre 2017, 23:25 »
Merci Marcel,
pour ces précisions et cette photo très intéressante :)
effectivement la difficulté technique est compréhensible, sutout à cette échelle, et ne saurait ôter en rien tout l'intérêt de ce modèle.
C'est aussi rassurant pour moi, je peux ajourner une prise de rendez-vous chez l’occultiste ;D ;D

Jean Michel risque de nous en mettre plein la vue 8) peut être juste avec un petit morceau de Canson noir plié en trois et une petite goutte de colle ;)

Vivement des roues de 28mm 12 rayons pour le 0m ::) ::)

Bonne soirée,
Yvan
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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #12 le: 21 octobre 2017, 07:23 »
Bonjour et merci, Marcel !  :)

La photo est effectivement sans appel : as-tu d'autrres vues "inédites" :o de ce genre ? Car effectivement les photos de ces 120T sont rares dans la "littérature" relative au Réseau Breton...


(...) Jean Michel risque de nous en mettre plein la vue 8) peut être juste avec un petit morceau de Canson noir plié en trois et une petite goutte de colle ;) (...)

C'est bien parti pour, du moins en ce qui concerne le Canson noir et la goutte de colle  ;) . Je suis moins sûr pour l'éblouissement... :D
Jean Michel

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #13 le: 21 octobre 2017, 10:20 »
Bonjour à tous ! :) :voici la suite de la "chronologie" de montage de mon châssis...

4ème partie :

4.1 - peinture de finition et remontage mécanique :

Enfin, les choses s'accélèrent ! le châssis remis à nu reçoit sa peinture de finition noire puis le motoréducteur, le train de roues et les bielles d'accouplement sont réinstallés :

12480-0

Une fois absolument sûr du montage "mécanique" et après serrage soigneux (une bonne petite pince plate suffit) de l'écrou à épaulement  sur les "manetons" AV, les vis sont tronçonnées avec le disque fourni : à partir de maintenant, les roues AV/AR et le motoréducteur ne seront plus démontés. L'écrou qui "couronne" les manetons AV est consolidé d'un point de cyano, et son pourtour extérieur est "adouci" à la lime...


4.2 - prises de courant et vérification du mouvement :

Comme le châssis est encore peu "embiellé", je décide à ce stade de fixer les prises de courant. En raison de la présence - définitive - des roues en plastique, ces prises sont simplement collées à l'araldite rapide sur leurs supports (je n'avais pas envie de les souder, de toutes façons !) et deux "micro pinces-à-linge" en assurent la tenue le temps du séchage. Quelques légers réglages de torsion avant/après collage des deux "brins" de chaque côté sont nécessaires pour assurer une pression optimale sur les roues (ni trop fort, ni trop peu !).

Après coup, il s'est avéré que j'aurais éventuellement (?) pu différer l'installation des prises de courant après la mise en place des bielles motrices, mais au final le résultat est le même...

12482-1

Ensuite (photo de droite) j'ai procédé à un dernier contrôle du bon ajustement/fonctionnement "à vide" des deux sous-ensembles "crosse + bielle motrice", avant leur installation définitive dans les glissières qu'il va falloir fixer entre les cylindres et le support "transversal" du châssis. Une vue de dessus montre bien une particularité de ce modèle réduit, dont l'audacieux concepteur ;) a pris le parti de ne pas "surécarter" les cylindres :

12484-2

En conséquence, lors de la marche, la tête des manetons AV viendra "frôler" le dos des crosses de piston car le "jeu" en largeur est réduit au minimum (0,2 mm théoriquement, selon Marcel Jolly !).

Le pignon en laiton du motoréducteur n'est toujours (!) pas collé sur l'axe d'essieu AR : ainsi, un contrôle manuel de l'absence de "d'entrechocage" reste possible. Par contre, un essai "sous tension" du moteur permet maintenant de vérifier l'absence de court-circuit, même lorsque le châssis est posé puis poussé "à la main" sur la voie...


4.3 - pose des glissières :

Pour cette phase, j'avais besoin de toutes mes mains et de tous mes esprits : je n'ai donc pris une photo qu'à l'issue de l'opération et... d'un premier test de roulage ! ;)

Sur son prototype non peint, Marcel suggère la méthode suivante :
- introduire l'ensemble "glissières" en place, s'aider d'un foret pour en assurer le centrage, le plaquer fermement à l'aide d'une pince improvisée, et le souder à l'arrière du cylindre...
- puis séparer les deux glissières par l'arrière, et introduire l'ensemble "crosse/bielle motrice". Vérifier son parfait coulissement...
- puis replier les glissières haute + basse à 90° derrière le support transversal : les souder au support, puis araser la longueur excédentaire.

Voici deux photos tirées du site de Marcel Jolly, qui illustrent cette manière de procéder :

12486-3
 

Cette méthode ne me convenait pas vraiment, pour deux raisons :

- d'une part, comme déjà évoqué pour le montage des cylindres dans leurs "enveloppes", je ne soude pas sur le laiton massif : trop chaud pour moi !

- d'autre part, comme j'avais pris le parti de peindre le châssis et y installer le train de roue avant la pose des glissières, la question d'une soudure sur les cylindres "massifs" ne se posait même plus : pas question de d'abîmer la peinture ou, pire, de déformer les les voiles de roues en plastique (!) par un trop fort dégagement de chaleur à proximité.


J'ai donc procédé SANS souder l'ensemble "glissières" aux cylindres :

- grattage "localisé" de la peinture là où des points de soudure seront à faire sur le support "transversal" (= glissière haute + basse et "relevage" de la commande de tiroir) ainsi que la face arrière des cylindres...
- désolidarisation des glissières haute/basse, et mise en place "à blanc" sur le châssis pour relever précisément le point de pliage à 90°...
- extraction de l'ensemble et pliage soigné à 90° des deux glissières...
- réintroduction de l'ensemble, muni cette fois de l'ensemble "crosse/bielle motrice" (dont le parfait coulissement a été vérifié bien en amont, Cf photos "2.1")...
- puis, en plaquant simplement l'ensemble du bout du doigt contre l'arrière du cylindre, faire deux brefs points de soudure pour fixer les glissières au support "transversal" à l'arrière : c'est très rapide (donc sans danger pour les roues !) et uns fois soudé cela suffit à maintenir les glissières en place, puisqu'à l'avant le centrage est automatiquement (et optimalement !) assuré par... la tige de piston.

Pour terminer, j'ai mis avec précaution un point de cyano, du côté "longeron", pour solidariser les glissières et le cylindre, mais je ne suis même pas sûr que c'était vraiment indispensable. Dans tous les cas (= collé ou pas à l'AV) la tenue des glissières me semble très suffisante... du moins si on manipule la machine avec un minimum de précaution.


Sur mon modèle, un (dernier !) essai manuel a révélé un très léger "cliquetis", d'un seul côté : ça a été facilement résorbé en glissant un bout de papier de verre fin à l'eau entre le maneton AV et la crosse de piston pour pratiquer un ultime "polissage" de ces pièces, qui, comme dit plus haut, doivent se frôler sans se frotter...

Voici une photo du châssis avec les glissières + bielles motrices montées, fixé sous le "tablier", prise après... un premier "galop d'essai" sur le réseau :  :)

12488-4

Car c'est à l'issue de cette phase que j'ai ENFIN ::) fixé le pignon en laiton du réducteur sur l'essieu AR, en appliquant un peu de cyanolit au "moyeu" avec la pointe d'une épingle. Ensuite, j'ai posé le châssis enfin "engrené" sur la voie, j'ai eu une petite appréhension au moment d'envoyer le courant et... j'ai vu avec soulagement le châssis se mouvoir avec un silence et une souplesse remarquables pour un (tout !) premier essai !

Cinq semaines environ de montage (et d'incertitude, parfois !) récompensées en un instant : ouf !!!  :P


Le cinquième - et dernier ! - "épisode" concernera le montage du "petit mouvement", qui s'est fait le lendemain soir.

(à suivre...)
Jean Michel

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Re : H0m : la 120T "Coureuse" MJM (Marcel Jolly Modelisme)
« Réponse #14 le: 21 octobre 2017, 14:04 »
Tu devrais quand même éloigner ce spectateur toujours dubitatif devant ton magnifique travail et laisser venir un autre spectateur plus enthousiaste! le "ravi de la crèche", par exemple:



 ;D ;D ;D
Jean-Pierre "Tyrphon" Dumont

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